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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 23:41

FLAMBEE DE VIOLENCE PENDANT LA CRISE EN GUADELOUPE



Comme la crise des banlieues en son temps, celle des Antilles a droit à son premier bilan : 6 974 actes délictueux recensés en janvier et février 2009, les mois les plus durs, dont 5 229 atteintes aux biens et 1 715 actes de violence. Avec partout ou presque des augmentations à deux chiffres. Et la situation sur place est loin d'être pacifiée.

Les statistiques auxquelles Le Figaro a eu accès sont entre les mains de l'Observatoire national de la délinquance (OND). Un haut fonctionnaire en poste outre-mer le dit : «Après ces événements, plus rien ne sera comme avant. Il faudra repenser entièrement le dispositif local de sécurité.» Il y a donc fort à parier que les trois escadrons permanents de gendarmes mobiles (73 hommes par unité) que se partagent les Antilles seront renforcés durablement.

 

La peur des représailles

 

L'impact des événements sur la délinquance se mesure à travers plusieurs critères. En Guadeloupe, sur les deux premiers mois de l'année, on a pu déplorer une augmentation de 56 % des «menaces ou chantages», tandis que la hausse atteint 10 % en Martinique et 30 % à la Réunion. Et ce n'est là que la partie visible du phénomène, «car nombre de victimes ont préféré garder le silence par peur de représailles», confie un commissaire de police très au fait de la situation. La Guadeloupe était bien l'île la plus exposée. Les événements y ont commencé le 20 janvier, jour de la grève générale à l'appel du Comité contre l'exploitation outrancière (LKP). Dès le début février, des renseignements ont circulé sur le possible emploi d'armes dans ce conflit social sous-estimé depuis la métropole. La mort du syndicaliste Jacques Bino sur un barrage de Pointe-à-Pitre, le 18 février, est venue confirmer ces craintes.

Les chiffres de l'Intérieur attestent de l'ampleur des dégradations commises durant les émeutes en Guadeloupe (+ 68 % de faits), tandis que la Martinique était épargnée (-13 %). Dans toutes les Antilles, les cambriolages ont explosé (+ 55 % de faits en Guadeloupe et + 38 % en Martinique). En Guyane, les vols avec violence ont grimpé de plus de 56 %. «En Guadeloupe, la police a aussi relevé une augmentation des refus de vente aux métropolitains», confie un fonctionnaire de police local. La Martinique, sous l'autorité du préfet Ange Mancini, ancien policier, a mieux jugulé la vague de violence. Des critiques se font jour en revanche en Guadeloupe sur la façon dont a été géré l'ordre public. «L'inertie de l'autorité préfectorale n'a pas toujours été bien comprise», admet le représentant d'un syndicat de police.

Les rapports dressés par les fonctionnaires de l'île sur le climat local font désormais état de la «toute-puissance» d'Élie Domota, le chef de file du LKP, qui serait devenu, à les entendre, un véritable «gourou». Une bonne nouvelle toutefois au plan statistique : durant toutes ces semaines de conflit aux Antilles, les violences sexuelles ont diminué en Guadeloupe et en Martinique de respectivement 31 % et 22 %. La forte présence policière, notamment la nuit, a visiblement des effets sur ce type de délinquance.
d'après LE FIGARO

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commentaires

S
Merci Catherine<br /> on ne fait rien sans rêve ; mais les actes doivent suivre ! amicalement
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C
M. Sosthène, je vous félicite pour votre courage et votre bon sens.<br /> Grace au ciel nous avons encore des hommes comme vous. je VEUX croire encore en notre belle Guadeloupe et je me mets à rêver d'une Guadeloupe solide, tous ensemble main dans la main vers un avenir florissant. Est-ce un simple rêve....
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