Mercredi 30 décembre 2009
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Et voici que le problème des carburants refait surface avec l'augmentation prévisible du début 2010 . Prévisible et inévitable compte tenu de l'évolution du marché
des hydrocarbures et de l'impossibilité pour l'état de continuer à subventionner la consommation d'essence .
C'est bien sûr l'occasion d'un festival de déclarations où la mauvaise foi s'étale à plaisir .
M. LUREL s'insurge ; c'est facile , il est dans l'opposition au gouvernement . Il est évident qu'un pouvoir de gauche aurait été contraint aux mêmes décisions car il s'agit de réalités économiques
et budgétaires qui n'ont que faire des étiquettes politiques .
Le LKP , marionnette de l 'UGTG , menace et appelle à la grève générale : on n'en attendait pas moins de ces "fossoyeurs officiels" de l'économie guadeloupéenne !DOMOTA a été clair
; il demande un SERVICE PUBLIC des carburants ; quand on voit ce que coûtent aux consommateurs guadeloupéens les avantages obtenus pour les pompistes par l'UGTG dans un système privé quoique régulé
par l'état , on immagine facilement les dérives prévisibles dans un SE(R)VICE PUBLIC , le moyen le plus radical pour faire grimper les coûts tout en faisant chuter la production . Les régimes
Socialistes en sont morts (URSS) ou sont en coma profond (CUBA) .Le PARTI COMMUNISTE CHINOIS a sauvé sa peau (provisoirement) en optant pour l'ultra-libéralisme le plus débridé .
Les syndicats de la SARA s'inquiètent : on les comprend ! leurs emplois sont en sursis ... Mais eux non plus ne sont pas vierges de toute responsabilité dans le coût des carburants ; si TOTAL a le
profil idéal pour jouer le rôle du grand méchant capitaliste , les salariés de la SARA ,
c'est aussi TOTAL .
Le plus drôle , dans l'histoire , c'est que les plus enragés partisans de la baisse des prix des carburants sont aussi ceux qui contribuent le plus à la hausse des coûts ; enfin, faut-il être naïf
pour croire qu'il y a un rapport entre coûts et prix ! Les économistes certifiés LKP vous
expliqueront comment on peut faire baisser les prix tout en accroissant les charges ! c'est facile comme ABRACADABRA .
En attendant les solutions "miracle" du sieur DOMOTA , puis-je suggérer quelques moyens simples pour faire baisser le poste "carburant" de votre budget familial :
Changez votre 4x4 ou votre béhème dernier modèle contre un véhicule de moindre cylindrée , roulant au gaz oil de préférence . (accessoirement, vous emm... derez le cochon de Béké qui vous a fait
acheter "à l'insu de votre plein gré" un véhicule surdimensionné par rapport à vos moyens ).
Conduisez votre véhicule en bon père de famille et non en pilote de rallye .(accessoirement vous épargnerez aussi quelques vies humaines ).
Rationalisez vos déplacements ; faire le tour des magasins pour acheter dans chacun la promotion du jour peut être plus cher que le gain obtenu sur vos achats .(accessoirement , vous diminuerez
votre participation à la création de CO2 ).
Approvisionnez vous aux pompes automatiques ! je ne sais pas pour vous , mais une fois sur deux c'est moi même qui remplis mon bac , le pompiste ne daignant intervenir que pour encaisser mes
sous .Quant à faire nettoyer votre pare-brise comme au bon vieux temps , macache !
Ces solutions marchent ; je l'ai vérifié par moi-même .
Après les solutions individuelles , voyons pour le collectif :
Le problème des carburants est typiquement de ceux qui trouveraient une solution dans le cadre d'une grande région tri-départementale ; car quel est le problème de fond?
La Martinique veut conserver sa raffinerie , la moins productive du monde .
La Guyane veut s'approvisionner en Amérique du Sud .
La Guadeloupe veut se débarrasser de l'UGTG , premier facteur d'inflation .
Si un seul des trois départements sort du système , celui-ci explose .
Une grande région permettrait de traiter ces questions globalement , dans le sens de l'intérêt général , audessus des égoïsmes particuliers . Etant entendu , bien sûr , que la politique des
carburants serait confiée à la grande région , ce qui éviterait que des petits futés se défaussent sur l'état des décisions dont ils ne veulent pas assumer l'impopularité .
Mais que pèse l'intérêt général dans l'esprit de nos politiciens quand le plus important est de sauver sa prébende et de se faire (ré)élire ?
Par sosthene
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