Partager l'article ! REFORME TERRITORIALE ET ACTIVITE ECONOMIQUE: En rejetant le droit commun de la réforme territoriale telle qu'elle sera appliquée à la métropo ...
En rejetant le droit commun de la réforme territoriale telle qu'elle sera appliquée à la métropole , et en manifestant sa préférence pour le maintien du département et de la région , mais avec une assemblée unique , Victorin LUREL porte un mauvais coup à l'économie guadeloupéenne déjà bien mal en point , comme en témoigne le bulletin de l'IEDOM pour le premier trimestre 2010 dont vous pouvez lire l'essentiel dans l'article précédent de ce blog .
1) En choisissant une option contre laquelle il s'était batttu en 2003 , il se décrédibilise , laissant à penser que les engagements qu'il prend ne valent guère plus que ceux des autres politiciens qui changent de doctrine au gré de leurs intérêts conjoncturels . Dès lors comment croire à ses autres promesses quand il vire de bord sur un sujet aussi fondamental ? Quel chef d'enteprise , quel investisseur potentiel pourra encore croire que l'intérêt supérieur de la Guadeloupe prime , chez lui , sur l'ambition personnelle et le vertige de l'omnipotence ?
2) Le choix d'une option étrangère au droit commun national ouvre forcément une période d'incertitude , car il faudra encore en passer par une consultation populaire (référendum) . Ce n'est pas que nous en craignions l'issue : pourquoi les guadeloupéens accepteraient ils en 2010 ce qu'il ont massivement rejeté en 2003 ? Ils n'ont pas , eux , dans cette affaire , de promotion politique à espérer , d'accroissement de pouvoir à attendre , d'omnipotence à briguer . Ils ont , par contre , beaucoup à perdre ! J'ai déjà écrit que nous sommes un certain nombre (et même un nombre certain) de citoyens a avoir la ferme intention de nous battre encore , comme en 2003 , contre cette tentative pernicieuse et déstabilisatrice .
Mais les investisseurs ne détestent rien plus que l'incertitude !
En accroissant l'incertitude , M. LUREL donne un coup d'arrêt à des investisseurs déjà peu enclins à miser sur une Guadeloupe en déliquescence , minée par une guerilla politico-syndicale et le désenchantement des consommateurs .
3) Le choix de sortir du droit commun national ne peut , par ailleurs , être interprêté par les agents économiques que comme une position d'attente pour d'autres évolutions ultérieures . La Guadeloupe , depuis 2009 , a perdu de nombreux acteurs économiques , ruinés par les événements ou dégoûtés de maintenir dans cette île une activité accusée en permanence de "profitation " .Faut-il rajouter de la suspicion au découragement ?
Par ailleurs , quel père de famille guadeloupéen encouragerait aujourd'hui ses enfants , ayant fait de bonnes études , à entreprendre une carrière sur place ? La fuite des cervaux guadeloupéens est une réalité extrêmement préoccupante : faut-il transformer les doutes en certitudes négatives ?
On peut comprendre que M. LUREL se sente assis sur un siège un peu moins "rehaussé" que ceux de ses collègues martiniquais ou guyanais , en passe de devenir respectivement "président de la Martinique" ou "président de la Guyane" .
On en connait une autre qui ambitionnait d'être présidente de la Guadeloupe . On ne constate pas que cette ambition lui ait porté chance ...
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Nous disons à Victorin LUREL que ce qui compte , ce n'est pas la hauteur du fauteuil , c'est l'envergure du bonhomme qui est assis dessus . On se grandit souvent à rester modeste . On se grandit toujours à rester cohérent et à préférer la ligne droite aux zigzags .
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