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Le texte du discours de Petit Bourg (9 janvier 2010) :
La video :
MES COMMENTAIRES :
J'ai repris certains passages (en bleu) du discours du président de la république pour les assortir d'un commentaire (en rouge).
trouver les moyens de sortir, ensemble,
d'une situation de blocage qui paralysait votre territoire. Je sais que vous avez été profondément meurtris par ces événements. La Guadeloupe, pendant ces semaines de tourmente, a eu peur de voir
son destin basculer dans une direction que ses habitants ne souhaitaient pas.
Le ton a considérablement changé depuis 2009 : finies les dénonciations
des soi-disant abus et injustices de la société guadeloupéenne dans la veine d’un JEGO ; on revient aux fondamentaux ,c’est à dire au rôle de l’ETAT garant des libertés publiques . C’est un
constat que l’on avait déjà fait dans la pratique quotidienne des pouvoirs publics en Guadeloupe , mais ce qui va sans dire va encore mieux en le disant . Notons toutefois qu’en Martinique , le
préfet qui avait revêtu le tee-shirt rouge des émeutiers est toujours en place ; que le LKP fait ses défilés sans demander l’autorisation et fixer son parcours à l’encontre de l’usage
républicain . Donc : en progrès , mais restent des efforts à faire .
J’ai compris votre
inquiétude et votre souhait que soit restaurée l’autorité de l’État. J’ai entendu votre demande d’un Etat qui vous protège, un Etat qui vous accompagne dans le développement de votre territoire.
Désormais, il faut de la stabilité, de l’apaisement en Guadeloupe.
C’est pas trop tôt ! Pendant des
mois le pouvoir n’a pas su distinguer l’écume bouillonnante mais superficielle de la réalité des choses et de l’ancrage profond de la Guadeloupe dans la collectivité française : c’est
inquiétant de constater que les poncifs « révolutionnaires » imprègnent autant la pensée supposée de droite . Mais acceptons l’augure que ces errements sont derrière nous et que l’on a remis
ses idées en place .
Votre économie, déjà fragile, a subi les
effets de la crise internationale. La crise sociale de 2009 a heurté de plein fouet votre territoire, démultipliant les effets négatifs de la crise économique. La société guadeloupéenne cherche à
reconstruire ses repères, à retrouver le chemin de la confiance, du progrès, de la réconciliation. Les Guadeloupéens veulent se retrouver et restaurer l’image de la Guadeloupe que certains ont
malheureusement abîmée. Je veux vous dire que l'État mettra la même force à trouver avec vous ce chemin, qu'il en met à lutter contre ceux qui souhaitent déstabiliser ce territoire, contester la
légitimité de ses institutions démocratiques, et forcer le peuple à choisir un destin qu'il ne veut pas.
Je souhaite le dire avec force aux Guadeloupéens : je ne laisserai personne proposer et décider de votre avenir sans votre consentement. Je n'ai, en la matière, qu'une seule certitude : la
Guadeloupe c’est la France, et les Guadeloupéens veulent rester Français. Aussi longtemps que je serai Président de la République, rien ne sera fait qui puisse remettre en cause votre attachement
à la République.
Enfin !!!
Mes chers amis, l’année 2010 n’a pas été facile mais elle a été particulièrement riche pour nos Outre-mer :
- accompagnement de la Martinique, de la Guyane et de Mayotte dans la modernisation de leurs institutions ;
Si je comprends bien , « modernisation des institutions » signifie , à Mayotte , « devenir département » , et en Martinique et Guyane , abandonner ce statut ; pour ma part , je vois là une contradiction flagrante !
- sortie des derniers textes d’application de la Loi pour le développement économique des Outre-mer ;
C’est lent et pas vraiment convaincant sur le plan économique .
Peu à peu, et grâce à notre action en commun, le visage de nos territoires est en train de changer. Marie-Luce PENCHARD, Ministre chargée de l’outre-mer, y a beaucoup contribué.
Mme PENCHARD , quelques puissent être ses qualités personnelles ,(elle a fait sans doute moins de dégâts que JEGO , mais ce n’était pas difficile ) souffre d’un certain nombre de tares originelles :
Fille de sa mère , elle porte la tâche originelle de la « déclaration de Basse Terre » à laquelle LUCETTE se référait encore il y a deux jours : c’est inacceptable pour l’électorat de droite . Les dégâts du népotisme politique sont par ailleurs trop criants pour que l’on nous impose une FIFILLE .
Ses échecs électoraux successifs la désignent comme « porteuse de guigne » , alors que la responsabilité de ces échecs ne doit rien à la malchance mais bien à l’incompétence politique . On dira ce qu’on voudra , mais LUCETTE , avec tous se défauts , est encore un véritable « animal politique » alors que sa fille n’est qu’une « peluche pour bébés » .
Nul ne sait quelle est sa position réelle quand à l’avenir institutionnel de la Guadeloupe : or il n’y a pas de politique valable sans clarté des choix .
J'ai voulu
créer un lien nouveau entre la métropole et ses Outre-mer, plus fort qu'auparavant parce que désormais fondé sur la confiance réciproque, et les responsabilités partagées. Il nous fallait sortir,
je crois, de ce rapport de non-dit. Nous sommes désormais devenus des partenaires responsables, entretenant des relations fondées sur le respect. C'est un bouleversement historique, et c'est une
grande fierté pour nous que d'avoir enclenché une telle dynamique.
Toujours , chez M.
SARKOZY , cette tendance à croire que le monde est né en 2007 ; la Guadeloupe existe depuis fort longtemps et ses relations avec la France n’ont pas attendu que M. SARKOZY soit devenu
président de la république . Imparfaite et encore inachevée , notre société s’est construite dans la douleur mais aussi dans l‘entente des ses diverses composantes . Et M. SARKOZY n’a pas
non plus surgi dans un désert économique et social .
En
Martinique et en Guyane, les électeurs m’ont demandé de fusionner le département et la Région en une collectivité unique. C’était il y a un an, presque jour pour jour. Le texte est prêt, nous
attendons l’avis du Conseil d’État la semaine prochaine. Le projet de loi sera présenté au dernier Conseil des ministres de ce mois.
C’est peu dire que
constater que M. SARKOZY les a poussés dans cette direction que je considère , pour ma part , comme mortifère !
En
Guadeloupe, vos élus réunis en Congrès le 28 décembre dernier, viennent de demander à l’État des adaptations à la loi portant réforme des collectivités territoriales. Celle-ci, vous le savez,
régit désormais le droit commun des collectivités locales pour la France entière. Vos élus souhaitent que soient appliquées en Guadeloupe des règles spécifiques, distinctes de celles du
reste de la France. Ils demandent davantage de sièges de conseillers territoriaux et un mode de scrutin qui fasse une large place à la
représentation proportionnelle. Les élus guadeloupéens n’ont donc pas fait le même choix que les élus martiniquais et guyanais, qui ont souhaité une collectivité unique, approuvée d’ailleurs par
une large majorité d’électeurs. C’est leur droit, j’ai toujours dit qu’en matière institutionnelle les différences d’organisation entre chaque territoire ne me posaient aucun problème. Je note
toutefois que c’est bien le passage à la collectivité unique, en Martinique et en Guyane, qui a permis l’adoption de règles particulières. La question posée est donc, en réalité, de savoir
jusqu’où l’on peut adapter le droit de la République outre-mer sans passer par l’une des évolutions institutionnelles explicitement prévues par notre Constitution et qui nécessitent toutes le
consentement des électeurs. C’est bien sûr une question de droit mais c’est aussi une question de principe. C’est pourquoi je considère qu’il faut analyser toutes les conséquences de cette
proposition et ne pas répondre à chaud. J’ai donc proposé à vos élus que nous nous retrouvions à l’Élysée pour évoquer cette question le 14 février prochain.
Nous nageons là en pleine ambiguïté ! Comment ne pas discerner dans ces propos un regret que la Guadeloupe n’ait pas choisi la voie des
deux autres ex-DFA , voie que la Guadeloupe récuse très majoritairement .
Car enfin , on est dedans ou dehors : soit on veut le droit commun et on doit en accepter les règles , soit on veut son petit système à soi , et on sort de la communauté . C’est caprice d’enfant gâté que de vouloir tout et son contraire . Sur ce point , il ne devrait pas y avoir d’équivoque , or l’ambiguïté persiste ; il faut y mettre fin !
Vous le
voyez, je ne crois pas en la vision d’un Outre-mer figé et uniforme. Je crois à la souplesse, à l’adaptation des politiques locales aux réalités locales. L’unité de la République ne signifie pas
l’uniformité : on peut être égaux sans être semblables. Je crois en la maturité des citoyens d’Outre-mer et de leurs responsables politiques pour définir leur stratégie de développement. Ce que
je souhaite, c’est que chaque collectivité d’outre-mer, chaque territoire, trouve sa juste place au sein de notre République.
C’est bien
joli , mais je n’ai pas constaté que cette latitude ait été proposée aux départements et régions de métropole ; pourquoi ce qui serait bon pour les outre-mer ne le serait pas pour la
métropole et réciproquement ? on voit bien qu’il y a la une vraie discrimination !
. Et à ceux qui veulent faire croire que nous organisons le « largage », je veux répondre clairement qu’il n’en sera jamais question tant que je serai Président de la République.
On veut bien le croire sur parole , mais après lui ? Quand on aura distendu les liens , coupés certaines amarres , comment ne pas craindre le dernier coup de hache donné par un de ses successeurs pour trancher les derniers cordages ? On n’hypothèque pas le futur contre de « bonnes paroles » !
Le texte du discours ici :
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