En répondant aux questions des journalistes de Radio Guadeloupe hier soir dimanche 4/12/2011 , Jacques GILLOT a signé un nouvel épisode du feuilleton : notons que TOTO dit "mon frère" en parlant de JAKO quand ce dernier dit "mon ami". Comme disait Napoléon III , "on choisit ses amis , on subit sa famille ".
Rien de bien nouveau sous le soleil : coincés dans une même nasse , les deux "mâles crabes" cherchent chacun à repousser l'autre dans les coins pour prendre toute la place , en veillant à ne pas lui casser un "mordant" ; cela tourne aux disputes de cour d'école : "mannié moin ... mannié moin !" . Il n'en reste pas moins qu'une vraie opposition demeure entre les deux crustacés : l'avenir institutionnel de la Guadeloupe .
Gillot est un autonomiste pur et dur , contraint par le référendum de 2003 de manger son chapeau et de chercher à tourner la difficulté : d'où ses références rituelles au suffrage populaire et à une forme de" démocratie participative" qui aurait manqué en 2003 . En un mot , il voudrait "entuber" le peuple , mais avec son consentement . Et dans cette optique , TOTO est une gêne ; mais comme il ne peut pas s'en passer ...
LUREL , lui , est un républicain ; il croit à l'intégration , qu'il assaisonne de décentralisation pour faire "moderne" et "local" . Cela lui a bien réussi puisqu'il a raflé la mise au nez et à la barbe de la mère Michaux fourvoyée dans ses délires de la stupide et suicidaire "déclaration de Basse Terre" . Il n'abandonnera pas de sitôt cette position ; d'autant moins que l'inconsistance de la droite résiduelle locale (réduite à son absence de pensée et d'expression) lui garantit ses arrières .Mais lui aussi a besoin de son partenaire-adversaire pour rester au pouvoir . D'où il résulte que le" fameux "projet guadeloupéen risque de rester encore "fumeux" quelque temps : que passent les présidentielles , puis les législatives , puis ... on verra bien .
Divergeant sur l'objectif , les deux décapodes divergent aussi sur la méthode : GILLOT rêve à un unanimisme irréaliste obtenu par agglomération de contributions dans lesquelles lui même (faut quand même pas pousser) ferait le tri pour dégager le bon grain autonomiste . J'ai déjà dénoncé ce totalitarisme vaseliné qui vise à "empapaouter sans qu'il s'en rende trop compte ," ce brave couillon d'électeur" ; Sauf que le "brave couillon d'électeur" est rétif à "l'empapaoutage ", avec ou sans vaseline , comme il l'a montré en 2003 .
LUREL , comme en témoigne plusieurs déclaration de ses lieutenants et la rédaction de sa "contrbution" au prochain congrès , s'est converti à une conception plus démocratique : chaque parti propose sa vision des choses et l'électeur décide avec son bulletin de vote . C'est la base de la démocratie indirecte sur laquelle reposent les institutions de tous les états modernes . Le(s) congrès de décembre ne déboucheront donc sur rien : d'ailleurs JAKO a prévenu hier soir : on ira écouterpoliment la contribution de TOTO ; rien de plus !